Lors de la 9e convention Tattoo de Toulouse, MADDY a rencontré l'équipe atypique de TattooPartoo. Bien que le studio soit entièrement féminin, son porte-parole fait exception en la personne bien sympathique de Manu.

MADDY a rencontré TattooPartoo

Manu, parlez-moi un peu de Tattoo Partoo

Nous sommes un jeune shop, puisqu’on a ouvert en février 2015 à Bourges. L’idée, c’était de créer un shop un petit peu différent. C’est girly, y’a pas vraiment de tête de mort, c’est pas trop noir… C’est tenu par des filles, donc plutôt très rose, très gai, très sympa.
Mais attention  je précise que c’est tenu par des filles mais pas que pour les filles, on est bien d’accord ! En fait on a 50 % de garçons qui viennent. C’est très équilibré.

 

Quelle est la tranche d’âge de vos clients ?

Alors, c’est incroyable mais on a vraiment toutes les tranches d’âge.
On commence à tatouer à partir de 16 ans sur autorisation parentale et seulement si on voit que l’enfant est assez mature.
On a fait une dame de 75 ans il n'y a pas très longtemps. C’était sa passion, son époux est décédé, elle en a rêvé toute sa vie. Du coup elle a dit «"Je les emmerde tous, je vais faire mon tattoo", elle l’a fait et en a même fait un deuxième juste en-dessous !

 

Quelles sont les contre-indications éventuelles à un tattoo ?

C’est souvent par rapport à de gros problèmes de peau, mais un médecin est plus à même de conseiller le client. De toutes façons, s'il y a le moindre doute il vaut mieux se rapprocher de son médecin. Après il peut y avoir des précautions particulières dans certains cas, par exemple pour les gens qui ont du diabète : on peut les tatouer mais il faut faire extrêmement attention à la cicatrisation.

 

On parle beaucoup aussi d’allergies, y a des photos horribles qui tournent sur le net…

Oui mais faut relativiser. Personnellement, epuis que je suis dans ce milieu là, je n’en ai jamais vu une seule. J’ai déjà vu une infection sur un client qui a pas forcément fait gaffe et est revenu avec un truc tout purulent, mais j’avoue il était particulier et de toute façon il faut toujours faire attention.

 

On s’est vus tout à l’heure, tu étais en train de te faire tatouer. Là y a rien, c’est pas couvert, c’est pas gonflé…

Mais c’est parce qu’on a des produits un peu magiques qu’on a pas le droit d’utiliser avec les clients mais que l'on peut utiliser pour nous. Donc j’ai mis un produit un petit peu particulier qui a complètement tout isolé, tout refermé. Mais je vais évidemment quand même le traiter et le crémer comme tout le monde !

  

Bon, la question qui tue, mais qu’on repose… ça fait mal ?

(rires) Alors comment dire, euh… c’est une douleur supportable, voilà. On a tendance à toujours fantasmer la douleur.
La première fois qu’on se fait tatouer on s’imagine qu’on va souffrir le martyr et tout. En réalité, c’est vraiment supportable. Cela explique d’ailleurs que beaucoup de gens reviennent se faire tatouer plusieurs fois. Si ils avaient vraiment mal, croyez moi ils reviendraient pas !

Après, effectivement, après plusieurs heures sur la table ça commence à piquoter. Mais ça dépend des zones, de plein de choses, plein de paramètres entrent en ligne de compte. Mais c’est un peu comparable, pour vous mesdames, à un épilateur électrique au niveau des jambes. Les gens ont tendance à imaginer une douleur d’aiguille qui transperce, mais pas du tout, c’est une douleur très différente.

 

Alors, si on veut venir chez vous, on vous trouve où ?

Donc nous on est à Bourges, avenue de Saint-Amand. Et on nous trouve aussi sur notre profil Facebook ou sur notre page Tattoo Partoo. 

Interview : Sophie Peuch
Photos : Alex Peuch
Un grand merci aux organisateurs
du Salon du tatouage de Toulouse

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